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Le témoignage d'un séminariste du diocèse
Florentin, séminariste du diocèse © SDV

Le témoignage d'un séminariste du diocèse

Florentin Dequidt, séminariste du diocèse d’Arras, en formation au séminaire de Notre Dame de Vie près d’Avignon.

1. Comment as-tu perçu l’appel à devenir prêtre ?

Je viens d’une famille catholique. Mais ce n’est qu’en classe de seconde que j’ai vraiment rencontré Jésus, qu’Il est devenu le centre de ma vie, ma joie. Traversant des moments difficiles, j’ai commencé à le prier chaque soir. Dans mes engagements, en paroisse à Saint Pol sur Ternoise et aux scouts, j’éprouvais beaucoup de joie à me donner avec d’autres jeunes. J’ai eu la chance d’aller à Taizé avec le diocèse d’Arras et aussi à Paray le Monial, où il y a eu une journée « vocations » ; je me suis dit « pourquoi pas ! » Et au fil des années, notamment grâce à l’accompagnement d’un prêtre, cet appel a mûri.

 

2. Comment se passe la journée d’un séminariste ?

La journée d’un séminariste commence toujours par la prière. Jésus nous dit bien : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn15,5). Nous nous retrouvons pour les Laudes, suivies d’un temps de prière en silence. Grâce à ce cœur à cœur avec Jésus, tous ensemble, je crois que c’est Jésus qui construit notre communauté, qui y met un vrai climat de joie. Des étudiants externes nous rejoignent, pour la journée de cours. Pour ma part, je suis dans le cycle de théologie ; j’ai par exemple des cours sur l’Eglise, sur le Baptême, sur le Pentateuque, etc. Toute la communauté étudiante se réunit le midi pour l’Eucharistie et le repas. Chaque jour, nous avons du temps pour travailler personnellement : la Bible, et aussi se mettre à l’écoute des textes du Magistère, de la Tradition (les saints et les théologiens actuels et des siècles passés), c’est un peu comme une loupe qui permet de découvrir toujours de nouveaux trésors dans la Parole de Dieu. Nous avons aussi des cours pour mieux comprendre le monde dans lequel nous sommes envoyés. Le soir, je prends à nouveau un temps de prière, suivi des Vêpres en commun. Nous avons des temps fraternels (le foot, c’est incontournable ! Parfois aussi des ballades, etc.). Sans oublier les services communautaires !

 

3. Qu’est-ce qui est important pour toi au séminaire ?

Je pense que l’essentiel de ces années, c’est de grandir dans l’intimité avec Jésus, de me laisser enseigner par Lui, c’est d’apprendre à écouter la voix de l’Esprit, qui parle par les autres, par les évènements, etc. Comment annoncer la Parole si je ne me laisse pas enseigner par Elle ? Une autre chose que je découvre, c’est l’importance de la vie fraternelle. Parler en vérité, se porter et se soutenir mutuellement, même quand on est différent, c’est un long apprentissage ! Enfin, pendant mon séminaire, je pense que la chose la plus essentielle que j’ai découvert, c’est la grandeur de mon baptême. Cela me montre que le prêtre est appelé pour que les baptisés soient aidés, encouragés à vivre selon le don immense qu’ils ont reçu.

 

4. Est-ce que les études ne sont pas trop dures ?

Les études sont longues (5 ans). Même si elles me passionnent, c’est parfois difficile. Et aussi, souvent, j’aimerais déjà rencontrer davantage ceux vers qui le Seigneur m’envoie. Un « truc » qui m’aide, c’est de prier la Vierge Marie à chaque fois que je commence, en offrant mon travail pour ceux vers lesquels le Seigneur m’enverra. Je lui demande qu’Elle m’apprenne à mettre autant d’amour dans mon travail sur table que si j’étais envoyé en mission auprès de nombreuses personnes.

 

5. Que vis-tu sur ton lieu d’insertion ?

Mon séminaire se trouvant près d’Avignon, je suis aussi en insertion dans le sud. Le mercredi matin, je vais dans un lycée à Carpentras pour l’annonce de la foi aux secondes. Et le week-end, je suis en paroisse à Chateaurenard (Bouches du Rhône). Avec un autre séminariste, nous avons rejoint une équipe pour la catéchèse des 8-10 ans. C’est une joie de pouvoir rencontrer ces enfants. C’est aussi une école de vie et d’humilité, car ce n’est pas toujours évident. Il faut apprendre à être dans une attitude d’écoute, à accueillir ce qui se fait sans juger a priori, apprendre à trouver comment annoncer aujourd'hui la Bonne Nouvelle. Je suis heureux de la fraternité vécue avec l’autre séminariste et les deux prêtres. Enfin, c’est une joie d’être accueilli chez les paroissiens, pour découvrir ce qui les fait vivre.

 

6. Comment vois-tu l’avenir ?

Je ne sais pas trop… Je sais qu’il y aura moins de prêtres. Je vois le matérialisme ambiant, le danger de se tourner vers plein de faux dieux, j’entends les nouvelles aux infos… Je pressens aussi le danger pour les prêtres de courir partout, ou d’être seul. Mais quand je rencontre des personnes en qui l’Esprit Saint rayonne, parfois de manière voilée, je me dis : « Confiance, Dieu est là ! ». Et aussi le Pape François a dit que ce temps était le temps de la Miséricorde.

 

7. Qu’attends-tu des catholiques de ton diocèse ?

J’attends particulièrement deux choses. La première, que chaque jour, nous passions un temps avec Jésus dans la prière (ne serait-ce que quelques minutes), que nous aimions Jésus, qu’Il nous donne son cœur brûlant d’Amour, grâce auquel nous pourrons aimer le monde et servir nos frères, ceux auprès de qui nous vivons, ou ceux vers lesquels nous sommes envoyés. La seconde, que nous ayons conscience de faire partie de la même famille, que nous soyons vraiment fraternels entre nous, de manière concrète.

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